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« Mais pourquoi ces multinationales n’en veulent-elles pas ? (…) Parce que les grandes entreprises en Suisse profitent des violations des droits de l'homme. »

L’affirmation : 
« Mais pourquoi ces multinationales n’en veulent-elles pas ? (…) Parce que les grandes entreprises en Suisse profitent des violations des droits de l'homme. »

Source : 
Tamara Funiciello (PS) dans la Sonntagszeitung du 17 mars 2019

La vérification des faits :
Selon une analyse des organisations d’entraide Pain pour le Prochain et Action de Carême, il y a eu entre 2012 et 2017 presque une fois par mois des violations des droits de l'homme ou des normes environnementales par des entreprises suisses à l'étranger. Il s'agit notamment d'or extrait illégalement, de travail d’enfants dans des carrières ou de pollution des sols, de l'eau et de l'air. Selon painpourleprochain.ch, 32 entreprises suisses actives dans 14 secteurs ont fait la une des journaux pendant la période susmentionnée. L'initiative « multinationales responsables » vise à remédier à cette situation.

Est-ce vraiment nécessaire ? « Les entreprises suisses ont une excellente réputation à l'étranger », a déclaré Ruedi Noser, conseiller aux Etats PLR, le 18 décembre 2019 lors de la session d'hiver du Parlement. D’après l’expérience en Afrique de Ruedi Noser, les entreprises suisses sont toujours considérées comme un premier choix. Et la réputation de la Suisse est également excellente en Amérique du Sud. « Le seul endroit où nous ruinons notre réputation est ici, dans notre pays. » « Les initiants ont toujours un concept très simple », explique Ruedi Noser : « Ils lancent n’importe quelle information sans que rien de spécial ne soit arrivé, et les médias les reprennent sans critique en deux ou trois jours seulement. Trois ou quatre mois plus tard, tout cela disparaît dans la nature, et on peut dire : ce n'était pas vraiment vrai. »

Ruedi Noser donne également un exemple concret. Le 20 février 2019, l’émission Rundschau de la télévision alémanique SRF a fait un reportage assez tapageur sur des bulldozers qui auraient rasé un village au Libéria, le non-respect du salaire minimum et une pollution de l'eau. La société concernée voulait fournir des informations, mais n'a pas réussi à le faire à temps dans la semaine précédant la diffusion. Mais la date de diffusion était importante et fixée. Pourquoi ? La CAJ-E (Commission des affaires juridiques du Conseil des Etats) se réunissait les 19 et 20 février pour discuter du contre-projet du Conseil national à l'initiative « multinationales responsables ». Après la diffusion de l'émission, l'entreprise dénoncée a fait clarifier les accusations sévères de l’œuvre d’entraide Pain pour le Prochain, et voilà : non seulement les extraits du cadastre étaient disponibles, mais le village prétendument détruit n'existait même pas. Ruedi Noser en est convaincu : « 99,9 % des entreprises se comportent parfaitement bien. »

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